Pas le temps d’avoir le trac !

Interview : Claudia Miazzo, danseuse chorégraphe

OLYMPUS DIGITAL CAMERADans les loges de la salle de spectacle du CND, nous avons rencontré Claudia Miazzo, danseuse et chorégraphe de la compagnie Tango Ostinato. Elle nous explique, entre deux répétitions, sa préparation avant la pièce Motus Anima, présentée du 4 au 6 février au CND.


Comment vous sentez-vous avant chaque spectacle ?

J’ai autant le trac en tant que danseuse que chorégraphe mais le fait d’être chorégraphe m’oblige à le surmonter car il y a beaucoup de choses à préparer. On n’a pas le temps d’avoir le trac ! On doit tout installer, faire la communication, s’occuper des autres danseurs…

Combien de temps vous entraînez-vous par semaine ?

Je m’entraîne souvent deux à trois heures par jour, mais quand je dois préparer un spectacle mes répétitions vont jusqu’à six heures par jour.

Ressentez-vous des douleurs physiques après chaque spectacle ?

Je ressens beaucoup de douleurs après chaque spectacle et souvent aux pieds puisqu’il s’agit du tango et que je porte des talons.

L’alimentation est-elle importante chez une danseuse ?

Bien sûr que l’alimentation est très importante. Il faut presque se nourrir comme un sportif de haut niveau. Et il est très important de se nourrir pendant les repas et pas en dehors. Et boire aussi de l’eau pour bien s’hydrater avant chaque répétition.

A partir de quoi avez-vous créé cette danse ?

J’ai créé cette danse à partir d’une idée autour de l’univers du « polar ». Je peux être aussi bien inspiré par des films, par des vidéos que par des textes littéraires. Je me suis donc beaucoup cultivée pendant ma jeunesse.

Avez-vous un objet fétiche que vous portez à chaque représentation ?  

Mon mari et moi ramenons souvent des petites bouillottes de poche pour les mains, car on aime avoir les mains chaudes, et le fait d’avoir les mains chaudes implique de chauffer aussi les pieds, et on a ainsi de meilleurs appuis. C’est une habitude dont je ne veux pas me séparer, même si je peux m’en passer, je me sens mieux si j’ai mes petites bouillottes !

Vous arrive-t-il d’oublier vos pas de danse avant la représentation ?

Très rarement mais quand ça arrive, si l’on oublie un passage, on improvise des pas pour combler le trou et pour que ça ne se voit pas, comme un comédien sait improviser son texte pour que personne ne le remarque.

Abdeljalil Hachimi et Juliette Brulot

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A propos Omar Le Chéri

Association de web-journalisme, qui organise des ateliers pédagogiques dans les écoles, centres sociaux, MJC de France et dans les pays méditerranéens.
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