« Tout seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin »

Interview : Arthur Harel, chorégraphe

OLYMPUS DIGITAL CAMERAArthur Harel  est un jeune chorégraphe de 24 ans, très dynamique, il est membre du collectif (La) Horde, en résidence au CND.

Quand avez-vous décidé d’être danseur ?

J’ai décidé d’être danseur à partir de 15 ans et d’en faire mon métier à partir de 17 ans.

A quel âge avez-vous été passionné par la danse?

A 12 ans j’ai pris mon premier cours de danse, de hip-hop, et ça a été un vrai déclic pour moi.

Quelles études avez-vous faites ?

J’ai fait différentes formations en danse, avec des cours d’histoire de l’art, d’anatomie, de théâtre et d’écriture chorégraphique… Et je continue à me former : un danseur prend des cours toute sa vie pour entretenir et former son corps, ainsi que chercher de nouvelles idées.

Quand êtes-vous devenu chorégraphe ?

Je crois que je suis devenu chorégraphe quand j’ai signé mon premier duo en 2009 à 19 ans, dans lequel j’ai dansé. Aujourd’hui, ça m’intéresse plus d’être chorégraphe que danseur.

Etes-vous en train de réaliser vôtre rêve ?

Pour moi les rêves ne sont pas réalisables, c’est peut-être mon côté garçon, je ne suis pas romantique ! En tout cas je réalise mes projets avec l’ambition que j’avais au départ, je suis très heureux et je continue à me fixer des objectifs.

Quelles sont vos projets actuels ?

Je rentre de quatre mois de création à Montréal pour le ballet de l’Ecole de danse contemporaine, avec lequel on a créé le spectacle Avant les gens mourraient. On le présentera en France au mois de mai.

Quelle est votre création précédente ?

Ma dernière création est Void Island qui a été présentée à Paris en janvier dernier. Nous avons créé le spectacle en collectif  avec Marine Brutti, Céline Signoret, Jonathan Debrouwer. Nous travaillons toujours tous les quatre, sans aucune hiérarchie, vraiment ensemble, c’est important pour nous. Nous sommes partis du texte de Michel Foucault sur les hétérotopies. Cela nous a intéressé de travailler avec des seniors sur une représentation du corps différente des représentations habituelles des danseurs professionnels. On a voulu travailler les corps avec des postures différentes, atypiques. A partir d’une contrainte, on élabore une écriture différente.

Qui est votre modèle ?

Je n’ai pas de modèle, mais des gens dont j’apprécie le travail, comme Romeo Castelluci. Mais j’adore Mikail Baryshnikov, il est trop fort ! (Rires)

Est-ce que ces chorégraphes ont des influences sur vous et vos créations ?

Oui, bien sûr !  Car j’aime leur processus, leur esthétique et les références dont ils s’inspirent.

Avez-vous une idée de votre prochain projet ?

Un peu trop d’idées même (en rigolant), jusqu’à 2016 y’a pas mal de choses !

Est-ce plus facile de travailler seul ou en collectif ?

Je préfère travailler avec mon collectif (La Horde), on dit toujours que : tout seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin…

Manal Hammou et Heyin Celik

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A propos Omar Le Chéri

Association de web-journalisme, qui organise des ateliers pédagogiques dans les écoles, centres sociaux, MJC de France et dans les pays méditerranéens.
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